Syndrome de la page blanche

Syndrome de la page blanche

Manque d’inspiration total. Cerveau à OFF. Pas de service au numéro composé.

Non mais, qu’est-ce qui m’arrive?

En fait, c’est rare que je ne trouve rien à écrire, rien qui me vient en tête, rien qui m’inspire. Je suis assise là, dans mon salon à 19h57 exactement, à boire mon café décaféiné (pas le choix, sinon insomnie assurée) et à écouter de la musique les yeux fixés sur mon écran d’ordinateur. Pas de petit hamster qui tourne et culbute dans ma caboche. Pas d’idées qui se bousculent ni de questions existentielles qui me hantent (Qui suis-je? Où vais-je?). Pas de stress. Zéro, « nada ». Calme plat. ZÉNITUDE.

Y’a pas si longtemps, je m’aurais tapée sur la tête. Moi?!? Incapable de livrer la marchandise quand c’est l’heure de le faire? Pas assez bonne pour rédiger quelques lignes afin de pondre un texte intéressant? IMPOSSIBLE! Je suis bonne, je suis belle, je suis capable. Je n’ai pas droit à l’erreur et je dois performer à 110% dans tout ce que j’entreprends!!! Stress qui embarque. Angoisse qui commence. J’ai chaud. Je su (du « pinch »). Je doute de moi. Je culpabilise. J’me ronge les ongles. J’ai mal au ventre. J’m’endure pu (allo le caractère de chien). Je pleure. Ça y’est, je suis la plus nulle des nulles et plus personne ne m’aime (snif).

Ouais… C’est fou comment on peut se mettre de la pression dans la vie. Moi la première. On vit dans une société où tout va vite, où la compétition est féroce, où le paraître prend beaucoup (trop) de place. On doit performer là, maintenant, tout d’suite. Il faut donner le meilleur de soi, tout l’temps, partout. Meilleure blonde, super maman, employée modèle, amie fidèle, etc. Il faut jouer chacun de ces rôles à la perfection, sinon on se sent moche, on se sous-estime, on se blâme.

Moi, aujourd’hui, je dis : STOP. WO LES MOTEURS!

On a le droit d’avoir un pli sur notre chemise, des cheveux un peu gras, un vernis à ongles écaillé de v’là une semaine, des poignées d’amour, une face de lendemain de veille. On a aussi le droit d’avoir de ces journées où on a le goût de se plaindre sans cesse et de faire le plus pitié du monde. On a le droit de dire « non » à quelqu’un sans se sentir coupable pendant 2 mois. On a le droit d’être moins disponible pour Pierre-Jean-Jacques parce qu’on prend du temps pour soi. On a le droit de s’asseoir sur le divan un soir et décider de ne rien faire, même pas le souper (miam, des céréales). On a le droit de se tromper, de trébucher, d’être essoufflé, d’être dépassé.

Qui est un super-héros ou une superwoman avec une cape et des pouvoirs magiques ici? Personne. Non. Vraiment PERSONNE.

On dit souvent que la beauté de la race humaine se retrouve dans son imperfection.

Soyons fiers d’être des êtres parfaitement imparfaits et donnons-nous comme mission de répandre cette recette du bonheur partout autour de nous pour 2017!

PEACE

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En toute simplicité, je vous partage des petites parcelles de ma vie. Prônant un mode de vie sain et équilibré au quotidien, je vous ferai découvrir, à ma façon, mes passions, mes intérêts, mes états d’âme et plus encore!
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