Chères hormones, je vous déteste

Chères hormones, je vous déteste

Je sais, juste à lire le titre de cet article, une sueur froide vous parcourt le dos. Frissons. Poils hérissés. Yeux apeurés.

Que vous soyez une ado pré-pubère en pleine crise d’acné, une femme en SPM qui pleure parce qu’elle se trouve grosse-laide-moche-poche, une femme enceinte en craving de cornichons trempés dans le beurre de peanut ou une femme en ménopause qui passe son temps à se faire venter le dessous d’bras, vous savez de quoi j’parle. Levez la main celles qui se sentent concernées ici? Ouais, je m’en doutais que je n’étais pas la seule de ma gang. #teamhormones

Maudites hormones. On va se le dire, y’as-tu quelque chose de plus désagréable que de devoir deeler avec ces affaires-là à tout bout d’champ? Pour vrai, j’aimerais vraiment qu’un arbitre finisse par siffler pour nous donner un temps mort de temps en temps. En plus, ces chères hormones arrivent sans crier gare. Pas moyen qu’elles avertissent avant de se pointer le bout du nez, oh que non. En plus d’être imprévisibles, elles nous mettent dans un état pas possible. Full frue, découragée, en crise de larmes, en remise en question existentielle, trop énervée pour la ligue et fin prête à escalader le Mont Everest à reculons. Pis le pire, c’est que des fois, tout ça s’amène en même temps. BANG! Une poignée d’états d’âme complètement différents qui te traverse le corps en à peine une journée. Vous n’allez pas me dire que ce n’est pas épuisant de vivre tout ce chaos-là? Ça frôle la folie, rien de moins.

En passant, pourquoi on devrait endurer ça, nous, les femmes? Clairement, c’est Ève qui a perdu contre Adam à roche-papier-ciseaux…

Tout ça pour dire qu’en venant au monde, le sexe féminin aura tôt ou tard à apprendre à gérer tout ce qui vient avec le fait d’avoir des hormones dans l’tapis. Heureusement, certaines femmes les ressentent moins que d’autres (lire ici que je suis partagée entre le fait de vous envier et de vous en vouloir profondément). Oui, c’est vrai, on peut apprendre à doser les émotions qui viennent avec ces dites hormones, on peut se trouver des trucs pour apaiser nos maux. Pour ma part, c’est l’exercice physique qui m’a sauvée la vie. Je réussis tant bien que mal à faire sortir le méchant en suant ma vie. En fait, suer, le mot est faible. J’irais même à dire que je frôle la déshydratation par moment (lol). Après ma séance de sport intense, je me sens définitivement mieux. Ma tête et mon corps me remercient; je peux enfin respirer et me détendre sans avoir la chienne qu’une émotion désagréable me frappe de plein fouet. Je suis enfin zen. La vie est belle. Namaste.

Et là, le temps passe. L’effet de calme intérieur se disperse tranquillement. Les chaleurs de plus en plus intenses se frayent un chemin à travers mon sommeil et me poussent à changer les draps de mon lit en pleine nuit. Mes jeans se mettent soudainement à ne plus attacher (merci gain de poids et ventre ballonné). Le mal de crâne s’en mêle, brouillant mes idées et ma concentration. Mon humeur passe d’une intensité de 1 à 8, de 6 à 2, de 4 à -1000.

Puis, un moment donné, à travers cette tempête, je m’arrête. En pleurant ma vie dans un coin, je me rappelle la chance que j’ai d’être en santé. Parce que oui, malgré tout ça, malgré les effets plus qu’indésirables que les hormones me font vivre chaque jour, je ne suis pas malade. Tout en essuyant mes larmes, je reprends le contrôle, je reviens tranquillement sur terre. Et tout haut, je m’exclame : « Chères hormones, je vous déteste. »

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En toute simplicité, je vous partage des petites parcelles de ma vie. Prônant un mode de vie sain et équilibré au quotidien, je vous ferai découvrir, à ma façon, mes passions, mes intérêts, mes états d’âme et plus encore!
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